Bulevardul Eroilor

Bulevardul Eroilor

Du balcon d’un bâtiment vieux sur Bulevardul Eroilor, une dame âgée regarde l’agitation de la voie piétonne. Peut-être, il y a longtemps, dans sa jeunesse, elle a regardé Bulevardul Eroilor de la même fenêtre, mais à ce moment-là, dans les années ’60, le boulevard s’appelait Rue Petru Groza. L’avenue a changé de nom plusieurs fois au fil du temps : Rue Molotov pendant la période communiste, Rue Regina Maria (en français : Rue Reine Marie) pendant l’entre-deux-guerres ou Uliţa Ferenc Deak (en français : Ruelle Ferenc Deak) du XIXème siècle jusqu’à 1919.
Voie de transit pour beaucoup d’habitants de la ville chaque matin dans leur chemin vers le travail, Bulevardul Eroilor est également un excellent endroit pour un déjeuner savoureux aux restaurants d’ici. A part cela, Bulevardul Eroilor a une offre riche pour les amateurs de la vie de nuit. Si on fait une radiographie de la vie de nuit du centre-ville, on en trouve une grande partie dans les bars et clubs cachés dans les bâtiments vieux ou les caves de Bulevardul Eroilor.

fotografii din cluj
Mais le divertissement n’est pas la seule attraction. Bulevardul Eroilor est une zone extrêmement intéressante tant pour les habitants qui peuvent redécouvrir sa beauté historique, que pour les touristes qui choisissent une promenade sur l’une des plus aérées avenues de Cluj. La Statue de la Louve Capitoline est placée à la moitié du boulevard, devant la Cathédrale Grecque-Catholique « Schimbarea la Faţă » (en français : La Cathédrale de la Transfiguration). Celle-ci représente un cadeau fait par l’État italien à la Roumanie en 1918, comme un symbole de la latinité du peuple roumain. Le Monument des Mémorandistes, situé juste à l’entrée sur l’avenue de Piaţa Unirii, a été inauguré en 1994, étant gravé avec une citation de Ion Raţiu qui nous rappelle du plus important mouvement national, avant la Grande Union, pour l’affranchissement des Roumains de Transylvanie : « L’existence d’un peuple ne se discute pas, elle s’affirme ! ».
Même si elle ne se trouve pas sur la liste officielle des sites touristiques, nous vous recommandons de jeter un coup d’œil à l’architecture des gangues et des cours intérieures. Vous serez surpris par l’oasis de paix que vous trouverez au « chœur des bâtiments », à un pas distance de l’agitation de la rue.

Photo: Suciu Cătălin