Découvrez Cluj : la seule collection de météorites en Roumanie

Musée de Minéralogie

Si on marche par Cluj-Napoca, observant, demandant, on découvre ses histoires. Et Cluj a beaucoup à raconter ! De secrets cachés dans les bâtiments, les musées, les gens, attendant juste à émerger. Des secrets que très peu d’habitants de la ville connaissent et Cluj ne mérite pas cela. On doit connaître notre ville, apprendre ses histoires et les raconter aux autres aussi. Seulement ensemble on réussira à faire que les autres tombent amoureux de Cluj et souhaitent y (re)venir.
L’un des secrets de Cluj est la seule collection de météorites en Roumanie. Combien d’entre vous le saviez ? Cachée dans une salle du Musée de Minéralogie, abrité au siège de l’Université « Babeş-Bolyai » (1, rue Mihail Kogălniceanu), la collection assemble environ 250 pièces du monde entier, des météorites tombées sur tous les 5 continents, certaines d’entre elles des raretés au niveau mondial.
« C’est vrai qu’ici on trouve la plus grande collection de météorites en Roumanie ? », j’ai demandé madame Luminiţa Zaharia, qui est en charge du musée, lorsque nous sommes allés nous documenter.
« Non, ici, vous trouvez la seule collection de météorites en Roumanie ! », a-t-elle répondu fièrement, en nous accompagnant parmi les pièces du Musée de Minéralogie jusqu’au rayon où les « pierres célestes » nous attendaient sages, comme si elles étaient conscientes de l’importance des connaissances qu’elles comprenaient : les mystères de l’univers.
Au fil du temps, en Roumanie ont été enregistrées 9 chutes de météorites et 4 météores, dont le matériel a été conservé seulement pour 8. La plus ancienne mention date de l’année 1962, et, dans la collection du Musée de Minéralogie on peut trouver des fragments de 6 météorites roumaines : Mezo-Mădăraş (Mădăraş, Mureş), Ohaba (Alba), Zsadany (Corneşti, Timişoara), Mocs (Mociu, Cluj), Sopot (Dolj) et Pleşcoi (Buzău).

Quelques informations sur les météorites de la collection :
toutes sont des météorites de type pierreuses chondrites
les plus anciens fragments météoritiques proprement-dit récupérés sont de l’année 1852, de Mădăraş, le département de Mureş
la plus grande quantité est le résultat de la chute de Mociu – la dénomination scientifique est « la météorite de Mocs », le département de Cluj (l’année de la chute : 1882)
la plus jeune météorite est « Pleşcoi », tombée en 2008 dans la localité du même nom, du département de Buzău, ayant un poids initial de 6.9 kilos et se trouvant à l’heure actuelle au Musée.

La météorite de Mociu, département de Cluj – on considère que la météorite initiale (au moins 300 kilos) a explosé 3 fois successivement jusqu’à atterrir à la surface, sous forme de fragments. Cette présomption est basée sur les caractéristiques de la surface de la croûte noirâtre de fusion de la surface des fragments météoritiques.

Informations supplémentaires :

Ont été expulsés des corps célestes d’origine.
Ont traversé l’espace cosmique sous la forme de météoroïdes.
Ont « survécu » au passage par l’atmosphère de la Terre.
Sont tombés à la surface de la Terre.
Les météorites sont des matériels naturels

rares : leur conservation et collection dépend de beaucoup de facteurs
extrêmement précieux : les météorites portent des informations, autrement difficilement d’y accéder, sur le cosmos et son évolution, y compris l’évolution de la Terre.

Pour découvrir ce secret de Cluj, visitez le Musée de Minéralogie, abrité au siège de l’Université « Babeş-Bolyai », 1, rue Mihail Kogălniceanu.